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L’Histoire de la Corse est très riche. Souvent envahie mais jamais soumise, l’île de beauté a connu de nombreux tourments.

Occupations, invasions, combats, révolutions…

A force d'invasions, plus ou moins longues, en raison notamment de sa position stratégique en plein cœur de la Méditerranée, la Corse s'est construit une identité forte et rebelle.

 

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La préhistoire en Corse

Les premiers habitants  remonteraient à la préhistoire, et plus particulièrement à l'ère du néolithique. De nombreux trésors de l’antiquité sont disséminés sur le territoire corse et en particulier dans le Sartenais, la vallée du Taravo ou les sites archéologiques de Filitosa, Cauria, Cucuruzzu ou palaghju.

Les mégalithes (dolmens) datent d'environ 4000 et 2000 av JC.  Ces monuments originaux faits de grandes pierres sont à l’époque dressés pour célébrer les défunts, inhumés dans des coffres avant d’être placés à l’intérieur des dolmens. Ils témoignent de la présence d’une civilisation élaborant son propre mode de vie et ses propres techniques funéraires.

Entre 2500 et 2000 av. J-C apparaissent également plus de 80 statues-menhirs anthropomorphes parfois sexuées ou armées d’épées. Si certains archéologues suggèrent qu’il s’agit de représentations d’ennemis morts au combat, d’autres y voient tout simplement celles de personnes défuntes ou de divinités. Une chose est sûre, ces vestiges apportent une richesse exceptionnelle au territoire corse.

Les sites préhistoriques en Corse

Musée de la préhistoire de Sartène

L'antiquité en Corse

La Corse fut d'abord envahie par les Phocéens. Ces derniers fondèrent Alalia, en Haute-Corse (aujourd'hui Aléria). Ils quittèrent l'île en 575 avant JC . Les corses ne restèrent pas longtemps seuls. En 259 avant JC eut lieu la première invasion Romaine. La conquête de la Corse fut une des plus difficiles qu'aient accomplies les Romains : la lutte dura près d'un siècle, elle nécessita huit expéditions consécutives, et elle fut un des plus beaux titres de gloire du consul Scipion Nasica, qui l'acheva.

L'occupation romaine, marquée par les pillages et destructions de campagnes, fut très mal vécue par les corses. Nombre d'entre eux furent capturer et réduit en esclavage.

La Corse fut florissante sous les Romains, qui y établirent deux grandes colonies près des embouchures du Golo et du Tavignano.

Mariana, la première de ces colonies, fut fondée par Marius, d'où lui vint son nom.

Aléria, sur le Tavignano, fut rebâtie par Sylla, qui lui laissa son ancienne dénomination. 

Le site Antique d'Aléria

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Le Moyen-Âge en Corse

Alors que la Corse était entrée dans l'ère chrétienne, et avait fondé ses sièges épiscopaux (Ajaccio, Aléria, Mariana, Nebbio et Sagone), les invasions barbares vinrent marquer le Moyen-Âge (5 siècle après JC). Vandales et Ostrogoths s'attaquent aux évêchés corses, s'emparent des routes et du littoral, conduisant les corses à se réfugier à l'intérieur des terres. Ce n'est qu'en 1077 que cette période d'hostilité prit fin, suite à une décision du Pape Grégoire VII, qui décida de confier l'administration de la Corse à Pise; et plus précisément à son évêque, dont la charge fut de reconstruire les sièges épiscopaux détruits lors des invasions barbares.

Cet accroissement de la république de Pise excita la jalousie de Gênes, et après de longues négociations, alors que 6 évêchés ont été reconstruits en Corse le nouveau pape Innocent II décida, pour rétablir l'équilibre, que la moitié des évêchés de la Corse relèverait de l'évêque de Gênes, tandis que l'autre moitié resterait soumise à celui de Pise. C'est de cette manière que commença en Corse la domination génoise, si oppressive et si désastreuse pour ce malheureux pays.

Le temps des Génois en Corse

La Corse divisée en deux par le nouveau Pape Innocent II  va ressortir extrêmement affaiblies de cette double domination. En effet, deux territoires corses vont alors être crées: l'En-deça des monts gérée par les Génois, et l'au-delà des monts administré par les Pisans.

La résistance corse, séparées en deux, ne résista pas à la nouvelle domination génoises, qui dura de 1284 à 1729. On assiste également pendant cette période à la création des villes de Bastia, Porto-Vecchio, Calvi, Ajaccio et Saint Florent.

La lutte entre Pise et Gênes ne tarda pas à se déclarer en Corse.

Gênes commença l'agression en s'emparant de Bonifacio. Cet acte  fut suivi d'une grande bataille navale, que perdirent les Pisans, et qui fut le signal de leur expulsion définitive. Ils durent  quitter l'île, où les Génois s'emparèrent de toutes les positions importantes. Alors le pape revendiqua son droit de souveraineté sur la Corse, et il l'offrit en don au roi d'Aragon

Cette domination toute puissante n'affaiblit pas seulement les corses, mais l'économie de l'île toute entière. Les corses sans cesse mis à l'écart des Hautes Administrations, donnèrent naissance à de nombreuses insurrections, dont la révolte de Sampiero Corso. Soutenu par le roi de France Henry II, Sampiero Corso, colonel dans l’armée française décide avec ses troupes d’envahir la Corse dans le but de détrôner les Génois. Sampiero Corso arriva à s’emparer d’Ajaccio, Corte, Bastia et Calvi mais fût arrêté dans sa course à cause du traité de Cateau-Cambresis qui rendit la Corse aux génois…

Sampiero Corso, ayant pris trop de pouvoir et d'influence, fut finalement assassiné par Gênes.

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La Guerre d'Indépendance

C'est en 1729 que les Corses recommencèrent à se soulever contre Gênes. La lutte fut longue. Les Corses soutinrent un combat disproportionné, où les rois de l'Europe n'eurent pas honte de se ranger du parti des plus forts.

Un des épisodes les plus curieux de la longue lutte des corses est, sans contredit, l'éphémère royauté de Théodore.

le 12 mars 1736,  le baron Théodore-Antoine de Neuhoff offrait de se mettre à la tête des insurgés, et promettait de chasser promptement les Génois de l'île. Les Corses eurent confiance en lui, ils l'élurent roi de leur île. Les Corses eurent à se repentir de la confiance qu'ils avaient montrée.  Un traité ratifié par Théodore de Neuhoff avec la France quelques temps après,  réintégrait la Corse sous la domination génoise. Les insulaires se retrouvèrent encore une fois seuls face à face avec les Génois.

La fin du 18 °siècle en Corse

Des figures emblématiques de la résistance corse s'élevèrent, dont notamment Pascal Paoli, proclamé en 1755 général en chef de la nation corse; en charge de mener l'île vers l'indépendance.  Elu « général de la Nation » il offrira à la Corse 14 années d’indépendance.

Il rédigea une première constitution inspirée de l'Esprit des Lumières, qui fit de la Corse, la première région au monde à bénéficier d'un état démocratique moderne et à donner le droit de vote aux femmes (avant la Guerre d'Indépendance américaine et la Révolution Française).

Toujours présents sur l’île, les génois épuisés et ruinés cèdent la Corse à la France en 1768 avec le traité de Versailles.

Pour conserver tout ce qu’il a construit, Pascal Paoli débute une guerre contre l’armée française avec la bataille de Borgo en 1768 qui donna la victoire aux corses, puis la célèbre bataille de « Ponte Novu » en 1769 qui sera remportée par les armées du Roi de France, Louis XV. La fin de l'indépendance de la Corse sonna, et après cette terrible défaite Pascal Paoli se voit obligé de s’exiler en Angleterre marquant ainsi la fin de « la guerre des corses ».

A Londres Pascal Paoli tissera des liens forts avec le royaume Anglo-Saxons. Grâce à ce partenariat,en 1790, au lendemain de la Révolution française, Paoli effectue un retour triomphal en France où il est accueilli à l'Assemblée nationale en tant que père de la liberté.  Son exil anglais est terminé. Et c'est donc chez lui et en héros qu'il est élu président du département de la Corse.

Le 1er février 1793, la Convention décide d'envoyer trois commissaires en Corse pour surveiller la conduite de Pascal Paoli.

Le 11 juillet 1793, la Corse est divisée en deux départements, le Golo et le Liamone.  Pendant le même mois, la Convention met Pascal Paoli hors la loi.  Cette scission de l'ile en deux départements sera effective en 1796.

Il arrive à combattre à nouveau les français en 1794, et crée un très provisoire royaume anglo-corse, où l'île de beauté indépendante, est rattachée à l'Angleterre. Les instabilités de l'époque eurent raison de ce nouveau royaume; qui disparu en 1796 lorsque les Anglais furent chassés par les français aidés du tout jeune Général Bonaparte.

En 1801, Napoléon suspend la Constitution en Corse. Paoli repart pour un son second exil anglais. Il meurt en février 1807 à 81 ans, alors que Napoléon est au sommet de sa gloire.

Par la suite, la politique de l’empereur en Corse fait face à de grandes oppositions. Après avoir mis les deux départements hors-la-loi, Napoléon place le gouvernement de la Corse aux mains des militaires, qui commettent des exactions. Tout ce qu’il combattait étant jeune. Beaucoup le haïssent, d’autres le soutiennent.

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L'époque Contemporaine en Corse

La Corse, bien que loin des lignes de front, est l'un des départements les plus touchés par la Grande Guerre

L'île a le statut de « place forte », qui prévoit la mise sur le pied de guerre de l'armée territoriale et de sa réserve, qui comprennent des soldats plus âgés (37 ans au minimum et 48 ans au maximum) et les pères de familles nombreuses.

En 1919, il n'y avait plus assez d'hommes valides en Corse  pour faire tourner bon nombre d'exploitations agricoles. Ces pertes humaines affecteront durablement la vitalité de l'île, ce qui accentuera le déclin économique de l'ile.

Dans le Monde du 31 août 2000, Michel Rocard écrivit "Il faudrait tout de même se rappeler que, pendant la guerre de 1914-1918, on a mobilisé en Corse, ce qu'on n'a jamais osé faire sur le continent, jusqu'aux pères de six enfants"

Après l'armistice franco-allemand signé le 22 juin 1940, la Corse se trouve en zone libre. C'est sur le sol de l'île que le terme "maquis" commence à désigner la Résistance. La Corse fournira à la Résistance quelques grandes figures comme Danielle Casanova, Fred Scamaroni et Jean Nicoli.La plupart des héros de la Résistance seront torturés ou exécutés par les fascistes.
Elle  restera libre jusqu'au 11 novembre 1942, car à cette date, les troupes italiennes envahissent la Corse.

Le 5 octobre, la Corse devient donc le premier département de France métropolitaine libéré, après le soulèvement de la population et par l'action conjointe des résistants corses contre les italiens. La Corse sera le premier département français libéré. L'île devient une base pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence et aura un surnom, l'USS Corsica.
 

Les guerres de 14-18 puis 39-45 menèrent à un fort appauvrissement de la population insulaire. En effet, les produits exportés de Corse étaient très fortement taxés, rendant quasi impossible une compétitivité de l'île. Les corses furent souvent obligés de s’exiler afin de fuir la misère.

 

Les événements d’Aléria; Un tournant dans l'histoire de la Corse 

Après quelques années peu glorieuses pour l'économie de l'île, les années 70 furent, quand à elles, marquées par une résistance face à la bétonisation du littoral et pour la protection de l'environnement. Cette résistance pris progressivement la forme de mouvements clandestins.

En août 1975, des militants autonomistes occupent une cave viticole d’Aleria appartenant à un chef d’entreprise d’origine pied-noir. A leur tête, Edmond Simeoni, le fondateur de l’ARC. Leur but : dénoncer les escroqueries dans le domaine viticole et les conditions d’installation des rapatriés d'Afrique du Nord au détriment de jeunes agriculteurs corses.
L’État apporte une réponse très ferme en envoyant 1.200 gendarmes, CRS ainsi que des blindés et des hélicoptères pour assiéger la cave. Les forces de l'ordre donnent l’assaut, le lendemain. Deux gendarmes sont tués et un militant de l’ARC est grièvement blessé.

Quelques jours plus tard, une manifestation à Bastia fait à nouveau un mort dans les forces de l'ordre. Edmond Simeoni est condamné à 5 ans de prison dont deux avec sursis.

Cette crise a marqué le point de départ du durcissement du nationalisme corse.

En mai de la même année, quelques semaines après la condamnation de Simeoni, des indépendantistes, dont d'anciens membres du commando d'Aléria, annoncent la création du Front de libération nationale corse, en lançant une série d'attentats à la bombe et la première Nuit bleue de corse le 20 mai. . C'est le début d'une longue période de troubles dont l'île de Beauté est à peine sortie au début du XXIe siècle.

 

Au fil des années et des revendications clandestines, l’État français prendra finalement en compte les spécificités et les demandes de la Corse.

Dans la foulée des lois de décentralisation, deux lois « portant statut particulier de la région Corse » sont adoptées en 1982. Dans une décision, le Conseil constitutionnel valide le principe de l'existence d'une collectivité à statut unique

Le statut particulier de la Corse est le fruit de plusieurs réformes successives échelonnées entre 1982 et 2018.

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République crée une collectivité territoriale unique le 1er janvier 2018 en lieu et place de la collectivité territoriale et des deux départements

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