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« Pascal Paoli »

Le destin de Pasquale Paoli est intimement lié à l'histoire de la Corse.

Derrière le général, apparaît le lettré et le penseur humaniste.

 

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Le musée Pascal-Paoli consacré à Pascal Paoli, se trouve en Haute-Corse dans le village de Morosaglia, au hameau de Stretta.

Il est situé dans sa maison natale.

On y retrouve différent documents et objets, sur sa vie et sur la Corse indépendante.

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Le buste de Pasquale Paoli

WESTMINSTER ABBEY, LONDRES

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Plaque commémorative dans le quartier chic de Mayfair à Londres au 77 South Audkley Street, là où vécut Pascal Paoli.

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Le texte de la plaque

"General Pasquale Paoli qui n'a cessé de se battre pour la liberté de la Corse a vécu ici".

Père de la Patrie - 1725-1807

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Pascal Paoli est une des figures les plus marquantes de l’histoire de Corse.

 

Il naît le 6 avril 1725 à Morosaglia, petit village de Castagniccia.

A la différence de ces grands lignages insulaires, Paoli est un homme humble : il n’appartient pas du tout aux élites insulaires et ses ancêtres ne se sont jamais engagés dans un réseau quel qu’il soit :pro-génois, pro-vénitien, pro-florentin, pro-pontifical, pro-français, pro-maltais ou pro-turc.

Sa famille est une famille de paysans solides : Pascal est petit-fils de meunier, et, à force de mérite, de travail, de lectures, cet autodidacte, bien formé par son père, va devenir le Corse le plus célèbre de son temps.

A partir de 1729 débute le soulèvement des Corses contre Gênes et ce mouvement s’amplifie jusqu’en 1735-1736. Pascal a dix ans, Théodore de Neuhoff débarque en 1735 en Corse et il est acclamé dans les jours qui suivent comme « roi de Corse ». C'est aussi à cette époque que le père de Paoli, Hyacinthe, devient l’un des trois « généraux de la Nation Corse » (avec Giafferi et Ceccaldi), lesquels deviennent ensuite les principaux soutiens du roi Théodore.

Théodore de Neuhoff va jouer auprès de lui, et dans toute l’histoire corse, un rôle essentiel.

De nouveau battuent par les génois  en 1736, ils sont contraints à l’exil, ils sont tous trois obligés d’émigrer: Ceccaldi en Espagne, Giafferi et Hyacinthe Paoli à Naples (1739), où il débarque avec son fils Pascal, quatorze ans.

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A Naples toutefois, les jours s’écoulent modestement. Pascal y réalise une carrière assez médiocre de sous-lieutenant au Real Farnèse au sein duquel il n’a aucune possibilité d’ascension sociale : il n’est pas noble,il n’est pas « bien né », comme on le disait au XVIIIème siècle. Cette carrière médiocre dure jusque dans les années 1753-1755.

En 1755, Pasquale Paoli a trente ans, il rentre en Corse et les circonstances (l’assassinat de Gaffori), font que Pasquale Paoli  est élu général de la nation et du 16 au 18 novembre de la même année une assemblée du peuple proclame l'indépendance de l'île avec à sa tête Pasquale Paoli.

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Il crée alors en Corse un Etat tout à fait remarquable en ce milieu du 18ème siècle, avec une armée (deux régiments, deux colonels, une marine corsaire avec une vingtaine de corsaires, que l’on appelle la marine de guerre de Paoli). Il veut créer une Université, comme l’avait voulu Neuhoff , vingt ans auparavant. Il  crée une monnaie, idée que Théodore avait également défendue, dès 1735. Cet Etat « rebelle » se substitue peu à peu à l’Etat génois  et fonctionne de 1755 à 1769.

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James Boswell qui arrive en Corse en octobre 1765, le jeune écrivain écossais est arrivé dans l’île muni de toute une série de lettres de recommandation dont une de Rousseau.

Le Tour de Corse de Boswell est bien autre chose qu’un voyage touristique. C’est un vrai voyage politique et les liens qui uniront désormais Boswell et Paoli seront extrêmement forts au point que Paoli devra sa notoriété internationale au jeune maçon écossais à partir de 1769, et au point que Paoli assistera au mariage de Boswell à Londres en 1769.

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Le 15 mai 1768, est signé entre le ministre de Louis XV et l'ambassadeur de Gênes, le fameux traité de Vente de l’Ile de Corse à la France, C’est un traité dans lequel Gênes abandonne non pas la suzeraineté de la Corse à Louis XV mais l’exercice de la suzeraineté (la France administrera l'ile et présentera la facture à Gènes. Si Gènes ne peut pas payer alors la Corse deviendra Française)

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Paoli soulève alors les populations contre les armées de Louis XV,  mais le 8 mai 1769, après la défaite de Ponte Novu (entre Corte et Bastia), refusant de se soumettre, Pasquale Paoli reprend le chemin de l'exil et trouve l'hospitalité en Angleterre . Il va vivre en Angleterre de 1769 à 1790, pendant vingt et un ans, consolidant son amitié avec  Boswell alors qu’en France éclate la Révolution..

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Amnistié pour avoir des idées proches de celles de la Révolution  française, Le 5 avril 1790, Paoli arrive en France et  il revient en Corse le 14 juillet 1790 comme  commandant en chef de la Garde Nationale et président du Directoire Départemental.

Iil va jouer le jeu d’une Corse française de 1790 à 1793 parce qu’il trouve que les idées des Constituants sont proches de ses propres idées, de ses idées de tolérance notamment.

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Cependant la  radicalisation des événements qui se déroulent en  France amène Pasquale Paoli à s'éloigner de la Convention. lorsque la France commence à connaître les massacres de septembre (1792) et puis lorsqu’elle sombre dans la Terreur (à partir de 1793), à ce moment là, il ne reconnaît plus ses propres idées dans ce qu’il considère comme une dérive de la Révolution et une négation des idées des Lumières. Il l’écrit d’ailleurs : « La France de maintenant ce ne sont plus les idées de tolérance d’il y a trois ou quatre ans ».

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Il est déclaré  contre-révolutionnaire  et « traître à la république française » en 1793.

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En juin 1794,Paoli convoque une consulta où les patriotes corses et député l'élèvent au  rang de « Père de la Patrie » (Babbu di a patria corsa).

Pascal Paoli se rapproche de l'Angleterre pour séparer la Corse de la France  et  l'unir à l'Angleterre : c'est l'éphémère royaume anglo-corse (juin 1794-octobre 1796) avec à sa  tête le vice-roi anglais Sir Gilbert Elliot. La Corse fut donc anglaise durant deux ans.Mais l’épisode anglais tourne court.

 

En 1795, lorsque ce royaume s’effondre, Paoli très apprécié en Angleterre, part définitivement pour Londres sur la demande du roi  George III .

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En 1796, le général Napoléon Bonaparte, réprimera la tentative de sécession de Pascal Paoli allié aux Anglais. Depuis, la Corse est restée française.

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Paoli se retire alors de la vie publique, mais, jusqu’à sa mort à quatre-vingt deux ans en 1807 à Londres, Paoli reste un vieux monsieur qui défend jusqu’au bout le principe de tolérance. C’est vraiment ce qui est le plus marquant dans son œuvre.

Il meurt à Londres le 5 février 1807 et  est inhumé au cimetière Saint-Pancrace.

 

Exhumé en 1889 pour le centenaire de la Révolution française, ses cendres sont ramenées dans sa maison natale de Morosaglia, devenue le Musée  Départemental de Pasquale Paoli.

 

 

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Ce que disait Jean-Jacques Rousseau à cette époque :

« Il est encore en Europe un pays capable de législation, c’est l’île de Corse. La valeur et la constance avec laquelle ce brave peuple a su recouvrer et défendre sa liberté mériterait bien que quelque homme sage lui apprît à la conserver. J’ai quelque pressentiment qu’un jour cette petite île étonnera l’Europe. »

La Constitution corse : Première constitution Mondiale

La constitution corse, votée par des représentants corses en assemblée  le 18 novembre 1755 à Corte. Elle organise les institutions de la République corse, proclamée au même moment.

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Rédigée par Pasquale Paoli, elle bénéficie des réflexions du philosophe français Jean-Jacques Rousseau, à qui Paoli avait demandé la rédaction du document.

 

À ce moment de l'histoire ou les pays d'Europe sont encore gouvernés par des rois souvent autoritaires et tyranniques. La Constitution corse déclare que c'est le peuple qui doit choisir les représentants qui vont gouverner, et qu'ils doivent le faire pour le bien du pays.

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Fondée sur la séparation d'une part du pouvoir exécutif, d'autre part du pouvoir à la fois judiciaire et législatif, ainsi que sur un suffrage indirect par tous les chefs de famille, cette constitution fut en vigueur de 1755 à 1769 (bataille de Ponte-Novo ). Elle visait à donner le pouvoir absolu au Gouvernement de la Nation corse.

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Elle est considérée comme la première constitution au monde moderne accordant le droit de vote aux femmes. La Corse est ainsi une des premières nations du monde (avec la Suède à partir de 1708) à considérer la femme comme citoyenne, pendant quatorze ans, avant que la Corse ne devienne française...

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Pascal Paoli, lors de la rédaction de la Constitution corse, accordait déjà le droit à l'expression civique aux femmes corses, près de deux siècles avant la France.
les Françaises votent pour la première fois à l'occasion des élections municipales du 29 avril 1945
Extrait de
la Constitution corse de Pascal Paoli

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